Comptez de 150 € pour une batterie d’appoint qui recharge des téléphones à plus de 2 000 € pour un parc capable de tenir un congélateur pendant une coupure. Le cas courant, une station d’environ 1 kWh pour le camping ou le fourgon, se paie entre 500 et 800 €. Ramenez toujours le montant à la capacité. Le marché s’étale de 450 à 1 000 € par kWh, et ce ratio dit mieux que l’étiquette si une offre est chère.
| Capacité | Ce qu’elle alimente | Prix constaté (€) | Ramené au kWh (€ / kWh) |
|---|---|---|---|
| 200 à 500 Wh | téléphones, ordinateur portable, lampe | 150 à 450 | 700 à 1 000 |
| 500 à 1 000 Wh | glacière électrique le temps d’un week-end, drone, petit outillage | 300 à 600 | 500 à 800 |
| 1 à 2 kWh | fourgon aménagé, frigo de camping sur plusieurs jours | 500 à 1 000 | 500 à 650 |
| 2 kWh et plus | secours domestique, congélateur pendant une coupure | 900 à 2 200 | 450 à 650 |
Le prix au kWh baisse quand la capacité monte
Les petits modèles sont les plus chers au rapport capacité-prix. Sous 500 Wh, on dépasse souvent 800 € le kWh, parce que l’onduleur, l’électronique de gestion et le boîtier coûtent presque autant que dans un grand modèle ; seule la batterie rétrécit. Au-delà de 2 kWh, les références les mieux placées descendent vers 450 à 500 € le kWh. Doubler la capacité n’a donc jamais doublé la facture. Attention au raisonnement inverse : un appareil surdimensionné dort dans un placard. Pour un week-end avec glacière électrique, éclairage et téléphones, 1 kWh suffit, de quoi aussi recharger une à deux fois la batterie qui pèse tant dans le prix d’un vélo électrique. Les capacités de 2 kWh et plus relèvent de l’équipement du fourgon aménagé, un poste parmi d’autres dans le prix d’un camping-car.
La puissance de l’onduleur, l’autre moitié de la note
Deux stations de même capacité peuvent s’écarter de 200 à 300 €, et la différence vient presque toujours des watts. Un onduleur de 300 à 600 W alimente une glacière, un ordinateur, une lampe. Il cale devant une bouilloire, une plaque de cuisson ou un sèche-cheveux, qui réclament 1 500 W et davantage. Payer pour 1 800 W sans jamais brancher autre chose qu’un frigo de camping, c’est le surcoût le plus fréquent sur ce marché. Listez vos appareils avant de regarder les modèles. Pas après.
La chimie de la batterie joue sur la durée de vie
Deux sigles reviennent sur les fiches techniques. Le lithium NMC encaisse 500 à 800 cycles complets avant de perdre une part sensible de sa capacité ; le lithium fer phosphate, noté LiFePO4 ou LFP, en promet plus de 3 000, soit une charge par jour pendant huit ans. L’écart de prix entre les deux s’est resserré au point que le LFP est devenu la norme. Une station NMC ne se justifie plus que bradée, ou pour gagner du poids : cette chimie pèse moins lourd à capacité égale.
Capacité, puissance, cycles : ces trois chiffres se lisent sur la fiche du constructeur, qui arrondit volontiers dans son sens. La capacité réellement restituée tombe couramment 10 à 15 % sous celle annoncée, pertes de l’onduleur obligent. Pour comparer sur des mesures plutôt que sur des brochures, le plus simple reste de voir les modèles testés.
Ce que le prix comprend, et ce qui s’ajoute
La boîte contient la station, son chargeur secteur et, presque toujours, un câble allume-cigare. Tout le reste se paie à part. Le panneau solaire d’abord : les packs dits « générateur solaire » le facturent 200 à 400 € de plus pour un pliable de 100 à 220 W, et l’acheter séparément ne revient pas moins cher. La housse de transport, une vingtaine d’euros, protège des prises fragiles. La batterie d’extension, proposée sur les gros modèles, coûte à peu près le prix d’une seconde station. Regardez enfin la garantie : de deux à cinq ans selon la marque, un écart qui vaut de l’argent sur un appareil dont la batterie est la pièce maîtresse.
Comment payer moins
Ne payez jamais le prix catalogue. Les trois grandes marques du secteur remettent leurs modèles à 20, 30, parfois 40 % plusieurs fois par an ; une station affichée 999 € se trouve régulièrement sous 700 €. Le second levier, c’est le déstockage : quand une nouvelle version sort, la précédente perd un tiers de sa valeur en quelques semaines, pour des différences souvent cosmétiques. Le troisième, dimensionner juste. Additionnez la puissance de vos appareils, multipliez par les heures d’usage, ajoutez 20 % de pertes : ce total en Wh est la capacité à viser, et chaque kWh superflu se paie plein tarif.
Quelle capacité viser ?