Une journée de pension coûte 12 à 20 € pour un chien de gabarit courant en chenil, et 10 à 15 € pour un chat. Le même animal confié à un gardien qui s’installe chez vous se facture 25 à 50 € par jour, soit trois fois plus : c’est la formule retenue qui décide de la note, bien avant le poids de la bête.
La pension est le seul mode de garde que l’État surveille. L’activité se déclare aux services vétérinaires du département et l’établissement tourne sous un règlement sanitaire écrit avec un vétérinaire. Famille d’accueil, gardien à domicile et échange entre propriétaires n’obéissent qu’aux règles générales de bientraitance. Une part de l’écart de prix tient là.
| Formule | Chien, € / jour | Chat, € / jour | Ce que le prix couvre |
|---|---|---|---|
| Chenil, box collectif | 12 à 20 | 10 à 15 | box, repas, sorties en groupe |
| Pension haut de gamme | 30 à 65 | 25 à 40 | espace individuel, sorties séparées, nouvelles quotidiennes |
| Famille d’accueil | 10 à 20 | 10 à 18 | vie de maison, un ou deux pensionnaires à la fois |
| Gardien logé chez vous | 25 à 50 | 20 à 40 | présence continue, courrier et plantes le plus souvent |
| Visite quotidienne | 12 à 25 la visite | 12 à 20 la visite | repas, litière, sortie courte |
| Échange entre propriétaires | 0 | 0 | réciprocité, aucun cadre juridique |
La taille du chien change peu la note
Un chenil de Loire-Atlantique affiche 14,50 € le chien de moins de 10 kg et 16 € celui de plus de 40 kg. Quatre fois le poids, un dixième de prix en plus. Une pension du Loir-et-Cher demande 19 € jusqu’à 40 kg et 21 € au-delà : même proportion. Le box occupe la même surface au sol, le personnel ouvre la même porte ; la ration sort souvent du sac que vous avez apporté.
Le raisonnement s’inverse à la maison et chez le vétérinaire, où le poids commande les doses et les gamelles. En pension, il ne commande presque rien.
Deux animaux du même foyer logés dans un seul box reviennent moins cher que deux places séparées : 31 € pour deux petits chiens au lieu de 38 €, 18 € pour deux chats au lieu de 24 €. La remise tourne autour du cinquième, et elle se demande.
Le jour d’arrivée se facture entier
Les grilles s’affichent par jour, pas par nuit. Le jour d’entrée compte quelle que soit l’heure du dépôt ; le jour de sortie compte aussi dès qu’on reprend l’animal l’après-midi, un dimanche ou pendant les vacances scolaires. Un séjour du samedi au samedi suivant, sept nuits, se facture donc sept ou huit jours selon l’heure à laquelle on se présente.
Sur un tarif à 16 €, cette journée en trop vaut un huitième du séjour. Sur trois semaines et deux chiens, elle dépasse 60 €. Reprendre son animal le matin ne coûte rien et personne n’y pense.
Ce que le tarif journalier ne comprend pas
- l’administration d’un médicament : 3 à 8 € par jour, même pour une gélule ;
- la promenade individuelle, hors du groupe : 5 à 12 € la sortie ;
- le box isolé pour un chien qui ne supporte pas ses congénères : 5 à 10 € par jour ;
- le chauffage, facturé à part par certains chenils : environ 2 € la nuit ;
- l’alimentation fournie par la maison quand le régime est particulier : 2 à 5 € par jour ;
- le toilettage de sortie : 30 à 60 €.
Deux semaines avec un traitement quotidien et une sortie individuelle un jour sur deux ajoutent 130 à 200 € à un séjour affiché 220 €. Une seule question suffit au téléphone : qu’est-ce qui figurera sur la facture en plus du prix du jour ?
L’établissement doit respecter des règles d’espace, de mouvement et de contacts sociaux que le ministère de l’agriculture résume en une page.
Les vaccins se préparent trois semaines avant
Une pension déclarée refuse l’animal dont le carnet n’est pas à jour, et les sommes déjà versées restent acquises. Le chien doit être couvert contre la maladie de Carré, l’hépatite, la parvovirose, la leptospirose et la toux du chenil. Le chat, contre le typhus, le coryza et la leucose. Beaucoup d’établissements exigent aussi la rage.
Le calendrier surprend plus que la dépense. Une primo-vaccination demande deux injections espacées de trois à quatre semaines. Un rappel doit dater de quinze jours au moins pour que la protection soit installée. Le vaccin intranasal contre la toux du chenil réclame cinq à sept jours. Réserver le lundi pour un départ le samedi, avec un chien jamais vacciné, ne fonctionne pas.
Comptez 40 à 70 € le rappel annuel, 25 à 40 € de plus pour la toux du chenil. Ces lignes appartiennent au budget du séjour autant qu’à ce que coûte un chien sur une année.
Ce que le contrat doit prévoir
Confier un animal contre paiement relève du dépôt salarié. Le gardien lui doit les soins qu’il donnerait aux siens, avec plus de rigueur puisqu’il s’est proposé pour l’accueillir (article 1927 du code civil). Tout le reste dépend de ce que le contrat écrit noir sur blanc.
L’autorisation de soins. Qui appelle un vétérinaire, lequel, jusqu’à quel montant sans vous joindre. Sans plafond chiffré, la facture de sortie n’en a pas davantage.
Le sort de la somme versée d’avance. Sauf clause contraire, les avances payées à un professionnel sont des arrhes : vous annulez, vous les perdez ; la pension annule, elle vous en doit le double (article L214-1 du code de la consommation).
Le retard au retour. Beaucoup de grilles facturent la journée entamée. Quelques-unes la doublent.
Où l’on paie moins
Décaler d’une semaine. La majoration de haute saison court de la mi-juillet à la fin août, puis autour des fêtes. Elle pèse 1 à 2 € par jour dans un chenil de province, 20 à 30 % dans les structures urbaines. Juin et septembre lèvent en prime le séjour minimum d’une semaine imposé en plein été.
Allonger plutôt que fractionner. Les grilles sont dégressives, de 10 à 30 % à partir de deux ou trois semaines, hors périodes majorées.
Un seul box pour deux animaux. Le rabais ne tombe pas tout seul : il se demande au moment de réserver, et beaucoup de grilles ne l’affichent nulle part.
L’échange entre propriétaires repose sur la réciprocité. Rien à payer, et aucun recours si l’animal revient mal en point.
Le crédit d’impôt existe, pour très peu de monde. Soins et promenades d’animaux figurent bien parmi les services à la personne, toilettage et actes vétérinaires exclus, mais pour les seules personnes dépendantes (article D7231-1 du code du travail). Un actif qui part en vacances n’y a pas droit. Une personne âgée dépendante dont on promène le chien chez elle récupère la moitié de la dépense.