La première année d’un chien coûte de 900 à 3 000 €. Les années suivantes tombent entre 600 et 1 600 €, et c’est ce second chiffre qui devrait décider de l’adoption, parce qu’il se répète douze à quinze fois.
Le prix d’achat, celui que tout le monde regarde, pèse en général moins du tiers du total de la première année.
| Poste | Petit chien | Grand chien |
|---|---|---|
| Acquisition | 0 à 1 500 € | 250 à 2 500 € |
| Identification et primo-vaccination | 150 à 250 € | 150 à 250 € |
| Stérilisation ou castration | 150 à 300 € | 250 à 500 € |
| Équipement de départ | 150 à 300 € | 250 à 450 € |
| Alimentation sur l’année | 250 à 450 € | 600 à 1 200 € |
| Antiparasitaires et vermifuges | 80 à 150 € | 120 à 220 € |
| Total première année | 900 à 2 500 € | 1 700 à 4 500 € |
L’acquisition, du gratuit au très cher
Un refuge demande 150 à 350 € de frais d’adoption, et l’animal arrive identifié, vacciné, souvent déjà stérilisé. Aucune autre voie n’approche ce prix, et l’écart avec un élevage ne se rattrape jamais.
Un chiot inscrit au livre des origines vaut 800 à 2 500 € selon la race, davantage pour les races rares ou les lignées de travail. Un particulier vendant une portée non inscrite se situe entre 300 et 800 €, et la vente d’un chiot sans identification est interdite.
Le prix d’achat prédit mal le coût réel. Un chien de refuge de taille moyenne coûtera bien moins cher sur douze ans qu’un bouledogue de 2 000 € dont la morphologie appelle des interventions.
Le poste qui décide vraiment : la taille
Un chien de 5 kg mange 150 g par jour. Un chien de 40 kg en mange 500. Sur une année, cela fait 600 € d’écart sur la seule alimentation, et la même proportion se retrouve sur les antiparasitaires, les vermifuges et les doses d’anesthésie.
D’où les fourchettes de cet article, données par gabarit et non par race.
Ce qu’on oublie de compter
- la pension pendant les vacances : 15 à 30 € par jour, soit 300 à 600 € pour trois semaines d’été ;
- l’éducation, quand elle devient nécessaire : 40 à 80 € la séance individuelle, 150 à 400 € un cycle collectif ;
- le toilettage sur les races à poil long : 50 à 90 € toutes les six à huit semaines, ce qui fait 400 à 700 € par an ;
- les dégâts de la première année, qui ne se chiffrent pas mais qui existent : un chiot laissé seul détruit ce qu’il trouve ;
- l’assurance santé animale : 15 à 50 € par mois selon la race et l’âge, et elle exclut presque toujours les affections héréditaires de la race.
L’accident vétérinaire, celui qui change tout
C’est la dépense qui déclasse toutes les autres. Personne ne la provisionne. Une torsion d’estomac opérée en urgence coûte 1 500 à 3 000 €. Une rupture du ligament croisé, 1 000 à 2 000 € par patte. Une ingestion de corps étranger nécessitant une chirurgie, 800 à 1 800 €.
Ces événements ne sont pas rares sur douze ans de vie commune. Mettre 30 € de côté chaque mois revient au même prix qu’une assurance, sans plafond ni exclusion, et laisse l’argent disponible pour autre chose si rien n’arrive, ce qui reste le cas d’une bonne partie des chiens qui traversent leur vie sans jamais voir un bloc opératoire.
Où l’on peut payer moins
Adopter en refuge. Trois à cinq cents euros d’économie immédiate, et l’animal arrive avec ses actes vétérinaires faits.
Acheter l’alimentation en grand format. Un sac de 15 kg revient 30 à 40 % moins cher au kilo qu’un sac de 3 kg, à condition de le stocker à l’abri de l’humidité.
Faire stériliser en école vétérinaire ou en dispensaire pour les foyers à faibles revenus. Certaines associations et fondations proposent des tarifs réduits sous conditions de ressources.
Choisir la taille en connaissance de cause. C’est le seul arbitrage qui divise le budget par deux ou trois, et il se fait une fois, avant l’adoption.
Questions fréquentes
Un chien de race coûte-t-il plus cher à entretenir ? Pas en soi. En revanche certaines races portent des prédispositions coûteuses : les brachycéphales pour les voies respiratoires, les grands chiens pour les articulations, quelques races pour la peau. Ce sont ces prédispositions qui pèsent, pas le pedigree.
Faut-il une assurance ? Elle se justifie sur un chien de race à risques connus, ou pour un budget qui ne peut pas encaisser 2 000 € d’un coup. Elle se justifie moins sur un chien croisé en bonne santé, où l’épargne personnelle revient au même sans plafond ni exclusion.